Témoignage relativement interessant d’Elie Barnavi ancien ambassadeur d’Israël en France

Bonjour,

L’historien et diplomate Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, était l’invité de France Inter ce mercredi. Il appelle à une "pression internationale" pour mettre fin à la guerre à Gaza, qu’il décrit comme "purement politique".

Élie Barnavi, professeur d’histoire de l’Occident moderne à l’Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, directeur du comité scientifique du Musée de l’Europe à Bruxelles

"Si on n’arrête pas Benyamin Nétanhayou", "on se sera rendu coupable d’un crime de guerre et d’un crime contre l’humanité massif", déclare ce mercredi sur France Inter l’ancien ambassadeur d’Israël Elie Barnavi. L’historien et diplomate a publié dans la revue belge "Regards" un texte dans lequel il se dit "honteux" de son pays.

"On n’a jamais mené une guerre pareille", estime Elie Barnavi, qui dénonce une guerre "purement politique". "La guerre est d’ailleurs terminée depuis longtemps, ce qu’il se passe aujourd’hui est un assaut barbare contre une population civile". Pour lui, "il y a eu une guerre juste pendant deux-trois mois, et c’est tout" (ça pas d’accord bien sur !), "ce qui s’est passé après, c’est que la guerre s’est muée en opération purement politique de survie de la coalition de monsieur Nétanyahou et de Nétanyahou lui-même"..

Dans ce contexte, "si on ne l’arrête pas, si ceux qui peuvent l’arrêter ne l’arrêtent pas, on continuera comme ça jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à Gaza. À ce moment-là, il pourra dire que la victoire totale, qu’il nous promet depuis le début de l’opération, est enfin atteinte et on se sera rendu coupable d’un crime de guerre et d’un crime contre l’humanité massif."

La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, où Israël a imposé un blocus complet pendant plus de deux mois, partiellement assoupli fin mai, et où l’armée intensifie ses opérations militaires.

À écouter

Vers la reconnaissance de l’État de Palestine par la France : les raisons d’un changement de cap
"Deux Israël qui se regardent en chien de faïence dans une atmosphère de guerre civile latente"

Face à cela, Elie Barnavi confie que "c’est humiliant aujourd’hui de vivre en Israël, sous un tel gouvernement". Il estime qu’il y a aujourd’hui "deux Israël qui se regardent en chien de faïence dans une atmosphère de guerre civile latente. Ça va se terminer dans une explosion de violence, je n’en doute pas une seconde." Il décrit "deux peuples qui n’ont rien en commun, qui ne parlent plus le même langage, qui pratiquent un hébreu différent. Entre Smotrich et Ben Gvir [ministres israéliens d’extrême droite] et moi, il n’y a absolument rien de commun", insiste-t-il.

Elie Barnavi appelle alors à une "pression internationale" pour mettre fin au conflit. "Cela fait au moins 20 ans que je dis que le problème israélo-palestinien ne sera résolu que par une pression internationale. Seuls, eux et nous, nous n’y parviendrons pas."

AgendaTous les événements

juillet 2026 :

Rien pour ce mois

juin 2026 | août 2026